On prend quotidiennement des milliers de décisions, certaines complètement anodines (thé ou café ? croissant ou pain au lait ?), d’autres plus importantes (à quelle heure vais-je prendre mon train ? quels sont mes objectifs de la journée ?). Si notre cerveau devait analyser à un même niveau ces prises de décisions, il passerait la journée là-dessus et se fatiguerait bien vite.
Dans la classe, c’est pareil, les choix sont multiples pour les élèves et leurs enseignants : quel livre commencer ? Quelle couleur choisir pour ce coloriage ? Quel exercice faire en premier ?
Heureusement, pour éviter cette surcharge, notre cerveau a inventé la routine (Yyyahh)! En effet, elle lui permet d’effectuer des tâches sans réfléchir et de libérer de l’espace pour d’autres qui demandent plus de concentration. Le cerveau a alors tendance à les instaurer tout seul car il connait leur efficacité et se fatigue moins. D’ailleurs, plus on est stressé ou épuisé, plus on devient routinier pour tenter de se faciliter la vie.
Attention, la routine diffère du rituel car elle se fait inconsciemment, sans réfléchir. Voici quelques exemples de routines que l’on peut mettre en place dans la classe :
- Début du cours : entrer dans la classe, saluer le prof, ranger sa veste, sortir son matériel, s’assoir (peut être utile à préciser parfois…)
- Pendant le cours : demander la parole, s’occuper lorsqu’on a fini une tâche avant les autres, s’installer pour un travail d’équipe, se préparer pour une évaluation, gérer les transitions entre les activités, gérer les déplacements en classe (ou pas…)
- Fin du cours : ranger ses affaires, contrôler son sac, nettoyer sa place de travail, dire au revoir, sortir de la classe (c’est mieux quand même)

Il faut par contre garder à l’esprit que plus les enfants sont jeunes, moins ils sont prompts à la routine, car ils sont curieux et voudront toujours tester de nouvelles choses.
En revanche, instaurer de telles routines et les faire respecter permet aux élèves d’être autonomes, établit un climat positif et un cadre cohérent, et renforce le sentiment d’appartenance au groupe-classe.
De même, l’enseignant peut introduire quelques routines dans ses cours: énoncer le programme du jour, utiliser le même outil pour des tâches particulières, signaler les transitions entre les activités, etc.
Et puis, la routine, c’est rassurant, on la connait, on sait ce qui va se passer, et il est d’autant plus grisant de la briser de temps en temps !
